The Jelly Effect, ou comment construire des messages légers et efficaces

J’ai relu cette semaine The Jelly Effect, un bouquin acheté il y a quelques mois. Le sous-titre : how to make your communication stick.

Ce livre n’est pas du tout consacré à l’écriture, plutôt à la communication interpersonnelle, avec une ou plusieurs personnes : on y trouve des chapitres sur le networking (assister à des événements pour rencontrer des gens), sur la vente, sur la manière d’obtenir des recommandations de la part de ses clients, et sur l’art de réussir une présentation orale.

Pourtant, on y trouve quelques-uns des conseils les plus pertinents que je connaisse en matière de réflexion sur le contenu d’un message émis à l’intention d’autrui.

Concret, clair, vivant, pratique, le chapitre sur les présentations est vraiment à lire de toute urgence. Il présente une démarche étape par étape pour construire un message vivant, efficace et adapté à sa cible.

L’auteur explique son “talent” pour la communication par le fait que, sa mère étant aveugle, il a passé sa vie à lui expliquer ce qu’elle devait savoir pour “voir” les lieux, les gens et les situations. Aller à l’essentiel, être concis mais complet, se mettre à la place de l’autre… Autant de conseils de bon sens qu’on trouve dans de nombreux autres ouvrages, mais qui sont ici mis en oeuvre de manière très stimulante.

J’en ai tiré une “procédure d’incubation” pour mes futurs textes, que je vais tester de ce pas, avant de vous l’exposer si elle donne d’aussi bons résultats que je l’espère.

La stratégie éditoriale, clé du référencement

La webagency éditoriale Dixxit vient de publier un livre blanc au titre encourageant : Référencement : la revanche du contenu.

Avant l’explosion de la grande bulle Internet, les gourous du Web répétaient à qui voulait bien les entendre : Content is King. L’idée ferait-elle son retour ? Lisez plutôt l’introduction du livre blanc :

2007 marque une véritable révolution dans le marché du référencement. Les principaux moteurs de recherche placent désormais la qualité du contenu d’un site au coeur de son référencement naturel, mais aussi payant – une évolution qui modifie en profondeur les stratégies de liens sponsorisés.

Face à ces enjeux, les actions de référencement traditionnelles, basées sur une approche par mots-clés et l’optimisation des contenus existants, montrent très vite leurs limites. La solution ? Mettre en oeuvre une approche éditoriale globale, visant à exploiter un univers sémantique riche et régulièrement actualisé.

Je n’ai pas un mot à ajouter !

Télécharger le livre blanc : http://www.dixxit.fr/livre-blanc-referencement/

La république Argentine et la République française

Ce matin, ayant besoin de verifier un détail à propos de majuscules, j’ai consulté mon dictionnaire des difficultés (Ed. Larousse).

J’y ai trouvé ce que je cherchais, et aussi un truc que je ne parviens pas à comprendre :

Selon l’ouvrage, on doit écrire République française, mais république Argentine.

L’explication donnée par l’auteur est malheureusement un modèle de non-clarté.
Extrait :

Dans les désignations géographiques, topographiques, etc., si le nom propre est un adjectif, ce dernier prend seul la majuscule : Le mont Blanc (mais le massif du Mont-Blanc). Le cap Vert (mais la presqu’île du Cap-Vert). Le lac Noir, (ici, une liste d’exemples assez longue, que je coupe, parcequ’on a autre chose à faire…). Les montagnes Rocheuses. La république Argentine (parcequ’on dit l’Argentine; mais la République française).

Si je comprends bien cette “explication”, puisque le pays s’appelle l’Argentine, le mot est donc un nom propre, qui doit garder sa majuscule. En revanche, on dit la France et non la Française… du coup Française perd sa majuscule, on ne sait pas pourquoi.

C’est tordu, non ? Et même en parfaite contradiction avec la règle énoncée plus haut (qui nous dit que l’adjectif prend la majuscule)

C’est la première fois que je tombe sur un passage pas clair, dans cet excellent ouvrage… Je crois que je vais aller faire un tour du côté de chez Grévisse pour en savoir plus.

Killer web content, de Gerry Mc Govern

Killer web content, par Gerry McGovern

Killer web content, par Gerry McGovern

En matière de rédaction Web, il y a un livre vraiment essentiel : Killer web content, de “Gerry Mc Govern

Abonné à la newsletter New Thinking de Gerry Mc Govern depuis plusieurs années, je suis déjà habitué à ses idées, mais le livre est vraiment très bien fait. Il explique en détail comment organiser sa réflexion pour produire le meilleur contenu possible pour son site web (Killer, not filler). Les exemples sont nombreux et détaillés, la démarche est rationnelle et utilisable, et l’auteur connait parfaitement le sujet.

Ce que vous ferez après avoir lu Killer Web content :

  • Eliminer de votre site tous les textes sans intérêt
  • Prendre le temps de rechercher les termes qui font mouche
  • Rédiger des titres et des résumés efficaces
  • Et surtout concevoir un site user-centric, dont les contenus sont destinés à votre public et pas à votre organisation

De loin le livre le plus intéréssant que je connaisse sur l’écriture de sites web. Si vous désirez l’acheter, passez par le site de Gerry Mc Govern, ça lui rapportera un peu plus, et il le vaut bien ! Vous noterez au passage que son site n’est pas terrible. Comme quoi sur le web aussi, les cordonniers sont parfois mal chaussés… (C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le site Lanquarem-Webconsulting va bientôt faire peau neuve).

Le kit du chef de projet

Les livres sur la gestion de projet sont nombreux, mais celui-ci est le meilleur que je connaisse, pour qui veut, en quelques heures seulement, acquérir les bases, et surtout les bons réflexes pour mener à bien un projet.
L’ouvrage commence alors que le projet en est déjà à un stade avancé : le cahier des charges est rédigé, on sait ce qu’on veut faire, toutes les spécifications sont arrêtées. Il faut maintenant passer à l’action, et pour cela, on demande à quelqu’un de mener le projet à bon port, dans le respect des coûts, des délais et des spécifications : c’est le rôle du chef de projet.

L’intérêt de l’ouvrage est justement de se concentrer sur cette phase cruciale et souvent négligée : le moment où il faut coordonner les ressources pour réussir le projet

Le rôle du chef de projet est présenté en trois phases et dix étapes simples, clairement expliquées. A chacune de ces étapes correspond un document, dont le modèle est disponible sur le CD-Rom qui accompagne l’ouvrage : plan de communication, budget, compte-rendu de réunion, bilan de projet.

Un livre indispensable pour toute personne qui doit s’improviser chef de projet et qui souhaite réussir dans cette mission passionnante.

Le kit du chef de projet
Hugues Marchat
Editions d’Organisation
140 pages + CD-rom
28 Euros

Conduite de projets Web

Conduite de projets Web


conduiteProjetWeb
Conduite de projets Web, de Stéphane Bordage, est un livre que je posséde depuis plusieurs mois, et que je viens de relire pour les besoins d’un projet.
A la première lecture, je l’avais trouvé pas mal mais embrouillé. Pas assez bon pour que j’aie envie d’en parler, mais loin d’être assez mauvais pour que je veuille m’agacer dessus. Bref : un peu anodin.

Je l’ai donc relu attentivement, la semaine dernière. Et cette fois-ci je me suis aperçu que c’est un livre complet, très pertinent, original et qui contient de nombreux conseils précieux.

Clairement, l’auteur possède une grosse expérience et nous en fait profiter. Il sait comment fonctionne concrètement un projet, et quelles erreurs éviter. Il propose dans cet ouvrage bien plus qu’une enfilade de recettes : une véritable approche méthodologique

Le reproche de complexité reste valable : le sujet est touffu et le livre aussi. Il a l’air parfois de partir dans tous les sens, mais honnêtement la matière est tellement diverse et le champ couvert si vaste, que je ne vois pas bien comment éviter ce petit effort supplémentaire demandé au lecteur. Même si certaines parties (comme celle sur la stratégie) sont moins réussies, l’un des grands mérites de cet ouvrage est son approche globale et généraliste, qui met bien en évidence le fait que la phase “fabrication du site” est une toute petite partie du travail. Les étapes d’expression des besoins et de conception sont abordées en détail, ainsi que les opérations à réaliser au moment de la mise en ligne.

Une lecture recommandée, donc, pour tous ceux qui ont besoin d’un panorama d’ensemble de la gestion de projets web.

On peut télécharger plusieurs chapitres gratuits sur le site de l’ouvrage, avant de l’acheter.

Conduite de projets Web
Stéphane Bordage
Avec la collaboration de D.Thévenon, L.Dupaquier et F.Brousse
Editions Eyrolles, 2005